La tarification de la traduction

Dans le vaste monde des professions libérales, la tarification varie grandement entre les divers domaines et services auxquels on peut penser. Au Québec, les 46 ordres professionnels – dont la mission première est la protection du public – regroupent plus de 385 000 membres (par exemple, architectes, avocats, chimistes, comptables professionnels agréés, conseillers en ressources humaines, criminologues, dentistes, ingénieurs, médecins, notaires, pharmaciens, psychologues, travailleurs sociaux et traducteurs agréés). Afin d’obtenir leur agrément, tous ces professionnels ont dû suivre une formation reconnue et satisfaire aux critères de leur ordre respectif. Ils sont tous assujettis aux mêmes lois et règlements découlant du Code des professions, qui régit l’exercice de 54 professions au Québec.

Sur le plan des honoraires, les professionnels optent généralement pour un taux horaire déterminé, qui s’appliquera à tous les actes effectués pour le client. Par exemple, un avocat précisera sur sa note d’honoraires le temps consacré aux conversations téléphoniques avec le client, à la recherche d’information, aux rencontres, aux plaidoiries en cour, etc. Pour leur part, les dentistes facturent leurs services à leurs clients selon un barème déterminé pour les examens, les nettoyages, les unités de détartrage, les radiographies, etc. Qu’en est-il des traducteurs?

Les traducteurs en pratique privée facturent majoritairement leur travail au mot, mais on remarque une légère tendance vers la tarification à l’heure. La tarification, qu’elle soit au mot ou à l’heure, peut varier selon la nature du texte, le délai accordé pour exécuter le mandat et le travail supplémentaire requis, comme la mise en pages ou le traitement d’images, s’il y a lieu. Il est à noter que le travail de traduction nécessite d’abord une lecture attentive du texte de départ, une recherche contextuelle sur le sujet, le dépouillement terminologique du texte, puis la reformulation idiomatique du message dans la langue d’arrivée. Tout cela sans compter une condition essentielle : le traducteur professionnel doit aussi connaître de façon approfondie au moins deux langues et deux cultures. Plus qu’un « bilingue fonctionnel », il doit maîtriser la langue d’arrivée et connaître parfaitement les techniques du métier. Ce sont là des compétences qui s’acquièrent après de nombreuses années de formation. Ne s’improvise pas traducteur qui veut!

Les traducteurs suivent la tendance vers la facturation à l’heure pour les services professionnels qu’ils rendent, au même titre que leurs homologues des autres professions. Jusqu’à nouvel ordre, les deux modes de tarification cohabitent harmonieusement.

L’industrialisation de la traduction

La course au titre du plus grand fournisseur de services linguistiques au monde bat son plein, comme en témoigne l’acquisition récente de la société CLS Communication (propriétaire de Lexi-Tech) par Lionbridge. En effet, la fusion de tels géants témoigne du phénomène d’industrialisation que connaît le marché de la traduction depuis un certain temps.

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Google Traduction (1 de 2)

Google Traduction et autres outils de traduction en ligne : pour ou contre?

Peut-on utiliser Google Traduction pour traduire un texte? La réponse dépend du contexte, comme c’est toujours le cas pour une question aussi vaste.

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